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oct 07

Cabotage de Cherbourg à Aurigny(Braye à la voile) Août 2012

Vendredi 10 Août 2012; Enfin le jour arrive.

Toutes les conditions cette fois ci sont réunies ou presque. Trois marins, du vent de Norde, une météo stable, un coefficient idéal.

Nous allons aller à Aurigny à la voile.

Plus que des mots, un difficile choix de photos pour illustrer ce récit. elles sont  en nombre mais déjà divisée par 8 du fait du tri plus ou moins objectif. cette île recèle de trésors : La beauté du paysage, l’enchantement des mélanges de couleurs, ses gens  comme les manchots un peu rustre au départ et conviviaux après. un monde au delà du monde à 5 heures de bateau à voile, une demi heure d’avion et 45 minutes du port de Dielette avec le bateau à moteur (navette).

Nous faisons le choix éclairé après avoir vérifié maintes fois la météo que nous passeront le RAZ BLANCHARD; ce monstre souvent décrit comme mangeur d’hommes et de navires par des connaisseurs ou par des ignorants prétentieux qui ne font qu’amplifier le mythe. Et oui, vous pouvez aussi le faire. il suffit de vous prémunir d’information et de conditions fiables.

Nous partons donc vers 14 H. L’annexe est installée à l’arrière du bateau. La vitesse dans la rade et le vent établi présage d’une bonne route.

                      

Départ du Ponton             Sortie de la rade par la passe de l’Ouest   Philou Capitaine en second, l’Ami

C’est sans compter la sortie de la rade où le vent faiblit. Nous passons de 5 nœuds en vitesse à 4. Blup, « nous ne joindrons pas Aurigny avant deux jours » plaisante Philou.

Dès la sortie de la rade des fous de Bassan nous escortent vers le large, majestueux, fiers et rapides.

     

Nous poursuivons et attendons la renverse pour que l’on puisse être dans un contexte plutôt favorable. Après le passage d’Urville « Philou devient fou. Une balise affichée sur GPS et sur les cartes marines n’est pas à sa place. Une balise fantôme.

S’ensuit une balise bien visible face à la hague qui n’existe ni sur les cartes ni sur le GPS. Est-ce que le sort s’acharne ?. est ce que la terre n’est pas ronde ? un mystère à résoudre. Nous entrons à la hauteur d’Omonville dans le Raz Blanchard.

    

Au bout de trois heures nous nous trouvons dans le Raz. celui ci du fait du petit coefficient : entre 28 et 35 le lendemain. le 12 Août, il sera de 52. Nous trouvant entre deux points, au milieu de nulle part, quittant la France pour l’étranger, nous sentons quand même un courant farceur qui nous pousse inexorablement dans le goulot de la passe. notre route ressemble à la progression d’un crabe. le vent n’étant pas des plus véloces, nous sommes plus contraint par ce courant. Aurigny est en vue, majestueuse petite île de 8 kilomètres de long. la cote est cassée et menaçante dans sa partie sud ou réside essentiellement des murs de roches.

Des fous de Bassan nous montrent le chemin du port.

    

Petite attention à avoir à l’arrivée comme au départ : Bien suivre le cap indiqué au 215. des rochers affleures le long de la cote et dans le prolongement de la jeté il y a des cailloux. donc pas bon pour les dérives par basse mer.

L’arrivée ne pose pas de problème s’il y a plusieurs marins à bord. la houle entre en direct dans le port. pour agripper la bouée jaune c’est sportif. on a l’impression d’être dans une montagne russe. l’anneau est rêche nous préférons assurer deux fois. notre précaution a été confirmée en échangeant avec d’autres plaisanciers qui sont déjà venus et ont eu quelques souci d’usure par une nuit agitée. la deuxième tâche est de hisser fièrement et respectueusement le drapeau du lieu où nous sommes. oui je sais il est énorme mais je n’en ai pas trouvé de petit. ça jette un? » jaloux va » :-)

Petit conseil, trouver s’il est possible une place au fond plutôt qu’auprès de la sortie. le vent de NORDE va nus faire passer une nuit dont on se souviendra et qui vous laissera, je suis sur, si vous y êtes dans ces conditions, de drôles de souvenir, un peu angoissant quand même.

Au regard de la montée du vent, du courant qui rentre en direct, de la distance avec la cale, nous ne prenons pas l’annexe. le choix est donc d’aller à terre avec le taxi boat. Et là!!! si vous ne parlez pas un peu anglais, vous êtes dans la mouise. Je vais vous donner notre truc. en effet tous les super bouquins vous disent d’héler le taxi boat en l’appelant à la VHF par le canal 37 ou (80). le premier n’existe pas sur nos VHF françaises et la seconde nous permet d’entendre la météo. donc ne pas hésiter à appeler la personne dans le zodiac ou bien lui téléphoner :

exclusivité : tél : 01481 822772 ou mobile : +44 7781 415420

    

La course coûte 1,50 £. elle est augmentée à partir de 23 H d’1 £.
Au fait attention aux rafales, elles sont mortelles pour les Spinnekars.

    

avant de prendre le taxi boat il faut se vêtir de la tenue correcte exigée en territoire sous la férule de la reine d’Angleterre. les rencontres lors du passage de ce taxi, sont riches.

Ne pas aller à Aurigny sans déguster le fish and ships traditionnel. ne pas oublier notre « John Smith » (bière) voir la bitter. malgré le vent qui entre dans le port et s’invite sur l’île chahutant les bateau qui roulent sur les vagues ainsi formées. heureusement que nous avons sécurisé nos amarres : deux voire trois aux dires de certains voisin de bateau. nous rentrerons vers 22 H 30 sans pour autant ne pas faire un léger crochet au pub pour s’émerger dans une ambiance îlienne et anglaise.

                                                                                                      Petit clin d’oeil aux années 60.

La jetée montre bien que le courant et le vent entre directement par orientation Nord Ouest. cela entraine des embardées des voiliers entravées aux bouées. Les plaisanciers au bord de ces frêles esquifs sont et seront bringuebalés toute la nuit.

L’arrivée sur le bateau est quelque peu acrobatique même si nous sommes encore souple. passer du boudin du zodiac qui se balance de droite à gauche sur la parie tribord du bateau est carrément athlétique. Nous rentrons dans le carré et préparons notre couche. la manœuvre se fait rapidement et chacun est déja dans son lit car le bateau se ballade sur l’eau et semble maltraité et balancé comme un fétu de paille sur les vagues rageuses qui claque contre la coque et nous envoie en l’air. Le bateau crie, pleure, craque, cogne nous angoissant. Mais je me rends compte que sur trois marins, il y en a deux qui dorment. Philou a mis ses boules Quies et comme dans le carré avant il s’est fabriqué un cocon qui le maintient en place. Christian calé sur la banquette de droite ronfle. il n’y a que moi apparemment qui est projeté en l’air et de droite à gauche dans la cabine arrière. le bruits des bouts qui frottent à l’avant est quelque peu énervant et ce n’est pas sans mal que je m’éteins dans une torpeur légère.

Petit déjeuner café, thé et camembert pour philou. « on est anglais ou pas ». Après une toilette sommaire nous quittons le navire pour retourner à terre. petit détail en passant il y a des douches gratuites et des sanitaires à l’entrée de l’île. cela est très correct et propre malgré un passage intensif.

    

Il faut regarder partout, chaque chose et chaque lieu que nous observons nous ravi et nous font voyager bien malgré nous, comme la photo ci dessous à Saint Pierre et Miquelon. chaque image dans notre esprit qui se grave est un doux souvenir. Allons à la découverte de la rue principale  : Victoria Street

    

Dans la rue principale  des étales sont dressées ci et là habitées par de drôles d’habitantes à qui il ne vaut mieux pas refuser d’acheter pour l’oeuvre, un gâteau à la carotte par exemple. cela dit ils sont aussi bons que beaux.

    

Il n’y a que sur le territoire anglo saxon qu’on trouve un mariage si réussi de couleurs. celles ci vous emmene immédiatement dans une autre dimension. le ou plutôt les pubs sont incontournables. très english et l’odeur y est toujours la même. ce parfum qu’on espère retrouver dans chaque endroit ou nous pouvons nous poser échanger avec un inconnu de choses et d’autres autour d’une bière rousse, blonde ou brune.

Là et seulement ici sur cette île les boites aux lettres ne sont ni jaunes, ni rouges mais bleus. par contre les cabines téléphoniques ne sont pas rouges mais jaunes. Y aurait t-il un message à la reine??

    
                     Le train                             Dans le bus                       La plus belle plage (pour moi)

Plusieurs moyens de locomotions peuvent être à disposition pour découvrir l’île.

  • La location de voiture (réserver avant de venir pour être sur le moment venu qu’on vous attend avec le véhicule) je remercie le premier café à droite de la rue Victoria pour leur patience et leur gentillesse à nous faciliter cette location.

Braye  Hire  Cars : c/o Verdun farm, Longy Road GY9 3YB
Tel: 01481 823881   Fax:01481 824043
Email: brayehirecars@cwgsy.net
vous pouvez aussi les trouver sur leur site www. brayehirecars.com

La location de vélo
Cycle and surf en ville et Auto motion près du port.

Le bus (A préférer) Attention à la pause entre 13 H 40 et 16 H
Alderney bus service : il y a des départs toute les heures. vous trouvez celui ci tout en haut de la rue Victoria. si vous êtes perdu n’hésitez pas à demander les Aurignais sont particulièrement chaleureux. vous pouvez également le trouver sur sa tournée par très loin du pub Reas sur le port. il vous en coutera 1£50 par personne.

Au fait La population de l’île s’élève à 2 401 individus. saviez vous que traditionnellement, les habitants sont surnommés « les lapins » à cause des nombreuses garennes.

Le train
Le chemin de fer d’Aurigny est une ligne de chemin de fer créée en 1847 sur l’île anglo-normande d’Aurigny. L’unique ligne mesure environ 3 kilomètres de long et longe le plus souvent la côte.
pour le fun, le temps de faire » un petit tour et puis s’en vont »

  

Petit bémol dans notre passage sir cette île ce pourtant beau pub ou tout Aurigny se retrouve le week end.
pour y boire ou manger il faut y mettre les coudes au risque de ne pas être servi. il y a peu de serveur pour autant de monde. c’est pour tant bon de s’y trouver et la bouffe y est exellente. quoiqu’un peu d’effort pour les frites.

Le bateau qui embarque les touristes de la journée repart et marque déja notre retour pour demain.

  
Nous ne sommes que deux sur trois marins. Nous trempons la canne pour voir si on peut pêcher un petit maquereau qui pourrait servir macérer dans l’huile d’oliver et la purée de piment accompagné d’un petit punch. nous arrimons fermement la barre franche qui n’a fait que de se ballader la veille. C’est sans compter sur le roulis du fait du maintien du vent NORDE. Toujours aussi brinquebalé Philou a su se placer entre ces différents oreillers pour bien dormir. je suis toujours un fétu de paille maltraité par les roulis du bateau. j’allais m’endormir quand un feu d’artifice éclate dans le ciel. nous ressombrons dans le sommeil dans l’attente de repasser le raz blanchard…Demain.

Le lever de soleil est salué par un café et un thé chaud. le pont l’évêque n’est plus qu’un souvenir. le camembert sera mangé de si bon matin. il nous faudra attendre 12 H pour se décider à partir.

Saye Bay

  

Il faut faire attention de ne pas longer de trop près les cotes il y a beaucoup de rochers qui affleurent et qui menace de percer les coques des bateaux. Ces rochers qui ont dû en leur temps servir aux Aurignais  pour détrousser des navigateurs trop imprudents. mais c’est une autre histoire.

Rapidement la planchette avec la mitraillette à sa suite remonte des maquereaux  Ceux ci sont sportif car la vitesse est de 6 noeuds. Celle ci, une fois relevée fournira notre dîner pour ce soir et nous permettra de déguster des grillades de poissons.

  

Déjà le retour vers le continent s’annonce  le phare de Goury est bien visible. nous voguons vers notre destination en voyant avec grand plaisir qu’Alohaz va plus vite que le vent, la preuve sur le GPS.

  

En attendant une petite faim va vite trouver solution. Philou est déja en train de concocter des sandwichs. Arrivé à la vue de la rade le vent tombe et nous sommes obligé de remettre le moteur d’autant que le courant ayant fait sa renverse est contre nous. arrivée sur le ponton petit nettoyage du bateau, des maquereaux. Et oui ce soir nous festoierons bien heureux d’avoir ensemble partagés cette aventure.

 

AURIGNY

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NAVIGATION – Aurigny à la voile
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